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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 17:11
ASCENSION DE L'ACONCAGUA

Une belle aventure sportive et humaine (Raconté par son auteur, Patrick Goudot)

Départ le 26/12 pour Mendoza via Sao Paulo et Santiago de chili. A l'arrivée, je fais connaissance avec Diego, mon guide, je lui explique les quelques principes simples de la technique de guide. Nous nous intégrons à une équipe composée de 2 autres guides, Mariano et Gaston, et 5 grimpeurs, Fabian de Buesnos-aires, Tilak d’Orlando, Maude de Montréal, marc de Stuttgart et Claudia de Francfort. Après 2 jours d’acclimatation à 3400m, nous rejoignons le camp de base, Plazza de mulas, à 4300m. Sur un glacier constitué d’un mélange roche-terre-glace, 300 personnes se relaient en saison pour accueillir les grimpeurs : cuisine, porteurs, mulatiers sécurité et médecin…. Nous passerons 2 visites médicales pour mesurer la saturation en oxygène et la pression sanguine. Les mules ne dépasseront pas 4300m. Pour la suite, nous porterons nos affaires et les porteurs monteront tente et réchaud à gaz. Le temps se dégrade assez vite, froid vent et pluie remplacent le soleil.

Nous réalisons 2 marches d’acclimatation à 5000m dont l'ascension du Bonnete, avant de rejoindre le camp 1, Canada camp, dans le blizzard. En altitude, les repas sont en sachet sous vide, réchauffés dans de l’eau issue de neige chauffée et nous buvons beaucoup de thé. Il est recommandé de boire 3 à 4 litres par jour pour limiter les effets de l’altitude, maux de tête, nausées. Nous resterons 2 jours à Canada camp , bloqués sous tente avec un vent violent soufflant la neige. Les premiers effets de l’altitude se font sentir, un nez bouché me réveille en pleine nuit, en hypoxie. Ce souci ne me quittera plus et m’épuisera progressivement par manque de sommeil. Le temps s’améliore enfin et nous montons au camp 2, 5600m, Nido de Condorès.

Quelle belle marche dans 20cm de neige fraiche sous un beau soleil. Vite, nous ressortons crème solaire et lunettes de soleil. La nuit sera calme, sans un nuage mais très froide. Ma ‘Pee bottle’ gèlera sous tente ! La météo annonçant une fenêtre de tir possible pour l’ascension finale le surlendemain, nous accédons directement au camp 3, 6000m, choléra camp. Les vents soufflent mais devraient se calmer le lendemain. Réveil à 3h30 du matin avant un petit déjeuner sous tente et on se prépare pour une très longue journée. Triple épaisseur de gants, de pantalon, quadruple sur le corps, double chaussures plastique….nous ressemblons plus à des cosmonautes qu’à des randonneurs. L’ascension débute à 5h30 du matin avec -10° et des vents de 50-60km/h. la marche est lente mais continue, les respirations fortes. L’arrivée sur un chemin de traverse proche du lieu-dit Independencia nous soumets à des rafales de vent très violentes. Maude est poussée à terre par 2 fois, nos guides nous font asseoir en attendant une accalmie. A Indenpendencia (6400m), 3 de notre groupe rebrousserons chemin dont votre narrateur. Aucun de Nous 3 n’avait pu dormir la nuit précédente et nous étions exténués. Claudia et Tilak poursuivent avec Marianno et atteindrons le sommet après 9h d’efforts. Ce jour-là, sur 32 grimpeurs, 4 atteindront le sommet. Et nous avons eu la chance de pouvoir le tenter car, dans la semaine précédente, les conditions climatiques n’avaient permis à personne de grimper. Le retour à Mendoza sera l’occasion de déguster l’excellente viande argentine avec une bonne rasade de malbec !

NB: L'Aconcagua fut vaincu la 1ère fois par une personne aveugle en 1994, Séraphin Lizoaín Vidondo

ASCENSION DE L'ACONCAGUA
ASCENSION DE L'ACONCAGUA
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